papyrural, Le blog d'Armand PAQUEREAU

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Le réchauffement climatique, une usine à taxes

Il est de bon ton de rapprocher tout problème au réchauffement climatique. Ce phénomène est-il la conséquence du seul mode de vie contemporain de gaspillage énergétique ? Il est certain  que consommer en moins de deux siècles des énergies carbonées qui ont mis des millénaires à se stocker dans le sous-sol n’est pas anodin et doit entrer dans nos interrogations.

Pour autant, attribuer le réchauffement climatique à ce seul critère est totalement subjectif, voire intentionnel.

Les périodes chaudes n’ont pas manqué au cours des siècles précédents, à n’en citer que certaines,  bien pires que la climatologie actuelle :

1297 : A Colmar, les raisins sont mûrs le 4 août, suite aux grandes chaleurs (Météorologie nationale)
1304 : Sécheresse en Alsace, on pouvait franchir le Rhin à gué en plusieurs endroits entre Strasbourg et Bâle (Jacques Le Goff et Larchiver)
1420 : Les céréales sont brûlées sur pied par la grande sécheresse qui conduisit à la famine (Le Roy Ladurie journal Sud-Ouest du 17 08 2003)
1473 les vendanges finissent le 24 aout. L’Année la plus chaude depuis 1200 en Europe centrale (Emmanuel Garnier)
1636 : Suite à la sécheresse, les rivières sont au plus bas. 500 000 personnes meurent de la dysenterie pendant l’été en raison du manque d’eau(Le Roy Ladurie journal Sud-Ouest du 17 08 2003)
1718 : Sécheresse et dysenterie dues au manque d’eau (Le Roy Ladurie journal Sud-Ouest du 17 08 2003)
1785 : Grande sécheresse de printemps et d’été. On a fait une neuvaine à la cathédrale pour avoir de l’eau (journal de Jilbert). Entre 1781 et 1791, 10 années de sécheresse consécutives, rivières à sec, manque de nourriture, pas de bois de chauffage à Paris, la seine manquait d’eau pour le transport. La misère était partout. L’autorisation fut donnée aux paysans de faire pacager les animaux dans les bois et les communautés religieuses. Il fallut 10 ans pour reconstituer le cheptel.
1859 : Juillet : la plus forte moyenne thermique du 19ème  siècle 36° à Paris, 37° à Marseille et 41° à Montpellier (Météorologie Nationale)
1870 : Chaleur torride, 38°,40°, 42°. A la Rochefoucault, l’eau vaut 10 centimes le seau (Miette). La Touvre manque d’eau, on passe entre le bouillant et le dormant à pied en sautant sur les cailloux (Abbé » Lescuras).

Lors de ces périodes, il est difficile d’imputer objectivement le réchauffement aux activités humaines. Mais ces réalités sont totalement occultées dans la médiatisation actuelle du phénomène. Il est donc beaucoup plus crédible de rapprocher ce battage médiatique d’une justification de taxations dont le résultat sur la diminution potentielles des émissions de gaz à effet de serre est plus qu’aléatoire. 

Pour exemple, entre autres, on a « découvert » depuis le début du 21ème siècle que les émissions de méthane provenant de la digestion des ruminants étaient des éléments conséquents de l’aggravation de l’effet de serre. Pour autant, la rumination des bovins, caprins, ovins et cervidés ne date pas d’hier, et il faut considérer que depuis 1990, le nombre de bovins a diminué de 20.51%, les ovins de 33.92%. Qu’à cela ne tienne, L’Estonie a voté en 2008  une taxe sur les « pets de vache ». Sa mise sur pied a été évoquée dans d'autres pays comme l'Irlande, le Danemark, les Etats-Unis, alors que la Nouvelle Zélande, qui l’avait instaurée en 2003 a dû l’abandonner.

On a le droit de s’interroger sur l’efficacité d’une telle taxe sur le « réchauffement climatique » : l’animal pour lequel l’éleveur a acquitté la taxe va-t-il moins ruminer ?

Dans le même état d’esprit, on pourrait aussi instituer une taxe sur les aliments flatulents (haricots, choux, etc..), ou une taxe carbone sur le CO² expiré par chaque citoyen !

Ainsi, on est amené à penser que toute la médiatisation du « réchauffement climatique » est une gigantesque action de communication destinée à faire accepter aux citoyens des taxes qui auront plus d’effet destructeur sur l’économie que d’impact sur la diminution des gaz à effet de serre.

La vraie question est : A quoi servent ces taxes et à qui profitent-elles ?

Par contre, il est indéniable que l’augmentation de la population humaine de la planète entraîne une consommation exponentielle des énergies fossiles. Et comme les choses n’avancent pas par la volonté des hommes, mais par la force des choses, le moment n’est pas si lointain où il faudra affecter en priorité l’énergie à la production alimentaire et abandonner tous ces voyages de loisirs ou d’affaires autour de la planète, ou ces migrations estivales et hivernales pour « profiter » d’un bronzage sur la neige ou sur la plage.



06/11/2020
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